Idée de voyage : Idaho, Montana et Wyoming


Encore une fois, nous aborderons dans ce billet une idée de voyage originale qui diffère des traditionnelles offres émanant des non moins traditionnelles agences de voyages.

Le circuit proposé ici combine les Etats de l’Idaho et du Montana avec une petite incursion au Canada et dans l’Etat du Wyoming. Il permet la découverte d’une partie des Etats-Unis souvent délaissée mais riche en paysages magnifiques et en vie sauvage pléthorique.

Le point d’orgue de ce voyage est sans nul doute le parc national de Glacier National Park (USA), de Lacs-Waterton ou Waterton Lakes National Park en anglais dans le texte (Canada) et de Yellowstone (USA).

circuit

Capitale de l’Idaho, la ville de Boise se situe à 740 km à l’est de Portland dans la vallée de la Snake River, à une hauteur de 830. C’est le point de départ du circuit qui se déroulera essentiellement à travers les Montagnes Rocheuses.

Le centre de Boise la nuit

Boise accueille la plus grande communauté basque des Etats-Unis et la seconde du monde en dehors du Pays basque en Espagne et en France.

L’Idaho est un état du nord-ouest des Etats-Unis, couvert en grande partie par une zone montagneuse avec des paysages magnifiques. Sa population est d’environ 1 429 096 habitants qui vivent principalement de la production agricole (les fameuses pommes de terre de l’Idaho) et de l’exploitation forestière.

carte de l'Idaho

Au départ de Boise, nous nous dirigeons à l’aide de notre camping-car (motorhome ou RV en américain) à travers de hauts sommets vers la ville pittoresque de Salmon non loin de la frontière avec le Montana.

boise_salmon

Salmon est une petite communauté rurale d’environ 3 300 habitants et se trouve nichée eau sein des montagnes du centre de l’Idaho. Elle est bordée par la Salmon River, “The River of No Return”, et ses habitants sont fiers d’une histoire riche qui inclut des traditions fortes de miniers, d’exploitants forestiers et de ranchers. Les explorateurs Lewis and Clark arrivèrent en 1805 dans la Salmon valley après avoir franchi la ligne de séparation continentale durant leur expédition d’est en ouest.

Salmon, rue principale

Nous quittons Salmon pour nous diriger vers North Fork où nous traversons la frontière avec le Montana avec comme point de destination finale le splendide est sauvage parc national de “Glacier National Park”.

salmon_glacier

Glacier National Park :

Situé dans l’Etat du Montana, le parc national de Glacier (Glacier National Park) a été fondé en 1910 et couvre une superficie de 4 101 km². Il est bordé au nord par les provinces canadiennes de l’Alberta et de la Colombie Britannique.

(source wikipédia)

Le parc, qui est constitué de zones montagneuses abritant des dizaines de glaciers, des centaines de lacs et des milliers d’espèces animales et végétales, est l’un des écosystèmes les mieux préservés du pays. Il fait partie d’un écosystème protégé plus étendu (44 000 km2) nommé « Écosystème de la couronne du continent . Avec le parc national canadien des lacs Waterton, il forme depuis 1932 le parc international de la paix Waterton-Glacier. Cette région composée de deux parcs a été désignée par l’UNESCO réserve de biosphère en 1976 et patrimoine mondial en 1995.

paysage à Glacier

Le parc est parcouru par la célèbre route Going-to-the-Sun Road qui franchit le Continental Divide tout en permettant aux visiteurs d’entrer au cœur de forêts denses et de prairies alpines. Cette route ainsi que cinq hôtels datant du début du 20e siècle sont classés National Historic Landmarks alors que 350 autres constructions font partie du registre national des lieux historiques.

Le parc est situé au nord-ouest de l’État du Montana, juste à la frontière avec le Canada, dans une région montagneuse faisant partie des montagnes Rocheuses. Le parc est bordé au nord par le parc national des Lacs-Waterton, situé en Alberta (Canada), mais aussi par la forêt provinciale de Flathead et le parc provincial d’Akamina-Kishinena en Colombie-Britannique. La partie orientale du parc est bordée par la réserve indienne des Pieds-Noirs tandis que les forêts nationales Lewis et Clark et de Flathead bordent les limites méridionales et occidentales du parc.

carte des parcs

Le parc n’est pas facilement accessible à cause de son éloignement. Située au nord à environ 300 km, la ville canadienne de Calgary est la localité de plus de 100 000 habitants la plus proche. En effet, l’État du Montana ne possède aucune ville avec une population supérieure à ce seuil. La ville de Kalispell, qui est située à environ 50 km au sud-ouest du parc, avait en effet une population inférieure à 15 000 habitants lors du recensement des États-Unis de 2000.

Le parc est traversé dans le sens nord-ouest vers sud-est par les cordillères de Livingston et de Lewis qui appartiennent aux Rocheuses. Juché à 3 190 m, le mont Cleveland est le point culminant du parc qui ne renferme que dix sommets dépassant les 3 000 m. Après le mont Cleveland viennent les monts Stimpson, Kintla, Jackson, Siyeh et Merritt. Le parc est aussi caractérisé par la présence d’un lieu topographique unique au monde dénommé Triple Divide Peak (2 446 m). Ce sommet est le point d’intersection de plusieurs lignes de partage des eaux entre les bassins hydrographiques des trois océans que sont l’océan Pacifique, l’océan Atlantique et l’océan Arctique

Glacier fait partie d’un plus large écosystème fréquemment dénommé «Écosystème de la couronne du continent». La plupart des plantes et des animaux présents lors des premières explorations européennes sont toujours visibles dans le parc 200 ans plus tard. 1 132 espèces de plantes ont été identifiées dans le parc. Environ 55 % du parc est recouvert de forêts composées à 60 % de conifères. On trouve ainsi le thuya géant de Californie, la pruche de l’Ouest, l’épicéa d’Engelmann, le sapin de Douglas, le sapin subalpin, le pin flexible, le pin à écorce blanche et le mélèze de l’Ouest qui est un conifère caduc. Le peuplier baumier et le tremble sont les feuillus les plus répandus dans le parc, notamment à basse altitude le long des lacs et des cours d’eau. L’altitude de la limite des arbres dans la partie orientale du parc est 244 m plus basse que sur la partie occidentale. Ceci s’explique par la présence de masses d’air plus froides en provenance de l’intérieur du continent. La partie occidentale bénéficie quant à elle d’un climat plus humide et plus doux grâce aux masses d’air en provenance de l’océan Pacifique. Ce climat plus doux se traduit par une plus forte densité d’arbres et par des arbres de plus grande taille. À plus haute altitude, la forêt fait place à une végétation alpine de toundra composée d’herbes et de plantes pouvant se contenter pour survivre d’une période sans neige d’à peine 3 mois. St Mary Lake On recense 30 espèces de plantes endémiques au parc de Glacier et aux forêts nationales environnantes. Il s’agit par exemple de Xerophyllum tenax, une grande liliacée à fleurs blanches ayant besoin de beaucoup d’humidité et dont la floraison se déroule de juillet à août. Le parc abrite entre autres Mimulus breweri ou encore l’érythrone à grandes fleurs, l’épilobe en épi, la balsamorhize à feuilles deltoïdes, plusieurs espèces de « pinceau indien » (entre autres Castilleja miniata, Castilleja occidentalis, Castilleja rhexiifolia), le cypripède des montagnes, l’isoète de Bolander, la phacélie de Lyall.

Les forêts peuvent être classées en trois zones distinctes en fonction du climat. La forêt de l’ouest et du nord-ouest est dominée par l’épicéa et le sapin tandis que la forêt du sud-ouest accueille le thuya géant de Californie et des tsuga. À l’est du Continental Divide, la forêt est composée d’un mélange de pins, de sapins, d’épicéas et de prairies. Dans la vallée du lac McDonald, qui apporte une certaine humidité, pousse le thuya géant de Californie ce qui fait de la région l’écosystème à climat de type pacifique le plus à l’est du continent.

Des zones entières composées de pins à écorce blanche ont été fortement endommagées par un parasite dénommé rouille vésiculeuse du Pin blanc. Cette maladie a été introduite accidentellement en Amérique du Nord en provenance d’Europe en 1906. Or les pins du continent ne sont pas habitués à cette maladie et résistent très mal. Dans le parc et dans les régions avoisinantes, 30 % de ces pins sont morts alors que 70 % des pins restants sont infectés. Pourtant, ce pin qui produit dans ses cônes des semences très énergétiques, est le garde-manger favori des écureuils roux et des casse-noix d’Amérique. Les grizzlis et les ours noirs sont par ailleurs connus pour apprécier tout particulièrement les réserves de graines faites par les écureuils en prévision de l’hiver. Entre 1930 et 1970, les efforts pour combattre l’extension de la rouille vésiculeuse furent un échec et les espèces dépendantes de ce pin souffrent également de cette épidémie.

neige éternelle

Toutes les espèces observées dans le parc lors des premières explorations par les européens sont toujours existantes mis à part le bison et le caribou des bois. De nombreuses espèces ont été découvertes par la suite. Le parc est donc un écosystème assez bien préservé et, à ce titre, très intéressant pour les biologistes. Les espèces menacées que sont le grizzli et le lynx du Canada sont présentes dans le parc. Bien que le nombre d’animaux de ces espèces soit proches du nombre au temps de la découverte du parc, ces espèces sont menacées de disparition dans de nombreuses autres zones du pays, exception faite de l’Alaska.

En moyenne, on dénombre une à deux attaques d’ours sur des humains dans le parc chaque année. Depuis la création du parc en 1910, on a dénombré dix décès causés par les ours. Le nombre exact de grizzlis et de lynx du Canada n’est pas connu avec précision mais les scientifiques du parc estiment la population de grizzlis à 350 individus. Une étude lancée en 2001 vise à déterminer le nombre de lynx. Une autre étude a montré que le glouton, qui est un animal très peu répandu aux États-Unis (Alaska non compris), est également présent dans le parc. La population d’ours noirs est quant à elle estimée à 800 individus. L’animal emblème du parc est la chèvre des montagnes rocheuses.

Le parc abrite également le mouflon canadien, l’orignal, le wapiti, le cerf hémione, le cerf de Virginie, le coyote, le couguar. Contrairement au parc national de Yellowstone qui a connu une réintroduction du loup dans les années 1990, le parc de Glacier a toujours été habité par des meutes de loups. 62 espèces de mammifères ont été observées dont le blaireau, la loutre de rivière, le porc-épic, le furet, la martes, le pékan et six espèces de chauves-souris.

Un total de 260 espèces d’oiseaux ont été enregistrées dans le parc. Les oiseaux de proie sont représentés par le pygargue à tête blanche, l’aigle royal, le faucon pèlerin, le balbuzard pêcheur, le grand-duc d’Amérique et diverses autres espèces de rapaces. L’arlequin plongeur est une espèce de canard plongeur très colorée vivant à proximité des lacs et des cours d’eau. Le grand héron, le cygne siffleur, la bernache du Canada et le canard d’Amérique sont les espèces d’oiseaux d’eau les plus répandues dans le parc. Le casse-noix d’Amérique, le geai de Steller, le carouge à épaulettes, le Grand Pic et le jaseur d’Amérique peuplent les forêts denses tandis que le lagopède alpin et le roselin à tête grise peuplent les régions alpines. La population de casse-noix d’Amérique a diminué ces dernières années suite à la disparition progressive du pin à écorce blanche dont il se nourrit.

Chèvre de montagne

À cause du climat froid, les reptiles poïkilothermes sont rares avec seulement deux espèces de thamnophis et la tortue peinte. Pour les mêmes raisons, il n’existe que peu d’amphibiens. Après le grand incendie de 2001, des routes furent fermées quelques années pour permettre au crapaud boréal de migrer sans risque vers d’autres régions.

Du côté des poissons, le parc de Glacier est le refuge de l’espèce menacée omble à tête plate qu’il est obligatoire de relâcher en cas de pêche. Dans les lacs et les rivières, on dénombre au total 23 espèces de poissons dont la truite à gorge coupée, le grand brochet, la corégone, le saumon rouge et l’ombre commun. Introduits par l’homme, la truite grise et d’autres poissons ont un impact négatif sur les populations de poissons endémiques.

Le parc offre aux amoureux de la nature de nombreux chemins de randonnée ou de VTT bien délimités et balisés. Les rencontrent fortuites avec la faune permettent des clichés inoubliables.

chemin de randonnée/VTT

Glacier National Park est à notre avis l’un des plus beaux parcs nationaux des Etats-Unis et ravira les photographes professionnels ou amateurs.

Plan du parc en pdf.

Côté canadien le parc national des Lacs-Waterton (créé en 1895) n’a rien à envier à Glacier National Park. Il est vrai qu’il forme avec ce dernier le Parc international de la paix qui a été créé en 1932.

Il se compose de 505 km² de montagnes accidentées et d’étendues sauvages ainsi que de nombreux lacs de montagnes dont les couleurs verte, bleue ou turquoise se détachent de la verdure avoisinante.

Lac Cameron

Situé dans le sud-ouest de l’Alberta, le parc national des Lacs-Waterton est bordé au sud par l’État du Montana et à l’ouest de la ligne de partage des eaux par la province de la Colombie-Britannique. En raison de la petite taille du parc national (505 km carrés ou 202 milles carrés), la coopération entre tous ses voisins est essentielle pour la protection des habitants du parc. Ainsi l’aire d’un seul grizzli mâle peut s’étendre sur un territoire trois fois plus grand que le parc!

L’idéal est de combiner la visite des deux parcs et nécessite alors un séjour prolongé.

Nous quittons à présent ces lieux idylliques pour nous diriger vers le sud où nous attend un autre haut lieu de ce circuit : le parc national du Yellowstone.

Le parc national du Yellowstone :

Situé principalement dans le Nord-ouest du Wyoming, il déborde légèrement sur les états voisins de l’Idaho et du Montana et s’étend sur 8 983 km².

Yellowstone est le plus ancien parc national au monde et constitue le deuxième plus grand parc des Etat-Unis, en dehors de l’Alaska. Contrairement au parc national de Glacier, il foisonne de touristes en été et il n’est pas facile de s’y déplacer et d’y séjourner. Mieux vaut opter pour un séjour en dehors du parc à moins de s’y prendre très longtemps à l’avance pour réserver lodges ou place de camping (campgrounds).

La faune et la flore y pullulent mais il est difficile d’y observer les nombreux mammifères qui l’habite, hormis les bisons et biches plus facilement approchables et surtout moins craintifs que les ours ou élans.

Ceci étant précisé, il est vrai que le parc constitue une attraction majeure pour les touristes et les paysages et formations géologiques valent le détour, tout comme d’ailleurs les geysers multiples et pools qui sont disséminés au sein du parc.

Castle Geyser

La région est entourée par des massifs appartenant aux Montagnes Rocheuses, dont les sommets atteignent entre 3 000 et 4 000 mètres d’altitude : au nord-ouest la chaîne Gallatin, au nord les Beartooth Mountains, à l’est et au sud-est l’Absaroka Range, au sud la Teton Range et à l’ouest le massif de Madison. Le plus haut sommet du plateau et du parc de Yellowstone est le Mont Washburn qui culmine à 3 122 mètres.

La gigantesque caldeira (60 km de diamètre) de Yellowstone se trouve au centre du parc ; elle est presque entièrement recouverte par des débris volcaniques, et son relief est de ce fait difficilement observable. Deux gorges sont situées dans le parc : Yellowstone River Canyon et Lewis Canyon. Ils ont été progressivement creusés depuis 640 000 ans par les cours d’eau qui traversent le plateau volcanique du Yellowstone.

pool thermale

Le parc compte environ 1 700 espèces endémiques d’arbres, de plantes et de lichens, auxquelles il faut ajouter 170 espèces introduites. On peut trouver huit espèces différentes de conifères dont le pin tordu (Pinus contorta) qui est le plus répandu. Les autres conifères, tels que le sapin de Douglas ou le pin à écorce blanche sont dispersés dans plusieurs secteurs du Yellowstone. 7 % des pins à écorce blanche (Pinus albicaulis) sont actuellement affectés par un champignon, le Cronartium ribicola. Les feuillus les plus fréquents sont le tremble et le saule. Les forêts de trembles ont considérablement reculé depuis le début du XXe siècle ; cependant, d’après une étude de l’université d’État de l’Oregon, la réintroduction du loup a limité la population de wapitis et arrêté du même coup le déclin du peuplier tremble (Populus tremula). En effet, les wapitis se nourrissent des jeunes pousses de peuplier tremble et empêchent leur croissance. Les forêts de peupliers et de saules regagnent du terrain. Le retour des arbres le long des cours d’eau pourrait diminuer l’érosion qui affectent leurs rives.

Il existe par ailleurs des dizaines d’espèces de plantes à fleur, dont la plupart éclosent entre mai et septembre. La Yellowstone Sand Verbena, une abronie, est une plante à fleur très rare (environ 8 000 spécimens) qui pousse dans le sable des rives du Lac Yellowstone.

bisons près de Hotspring

Le Yellowstone abrite une soixantaine d’espèces de mammifères parmi lesquelles le loup gris (espèce en danger et réintroduite), le lynx et le grizzli (espèces menacées). Les autres grands mammifères du parc sont le bison, l’ours noir, le puma, le wapiti, l’élan, le cerf hémione, le pronghorn, la chèvre des montagnes rocheuses et le mouflon canadien.

Artist Point

Quelques photographies sont disponibles sur le site principal.

Après Yellowstone direction le centre-sud de l’état de l’Idaho pour rejoindre “Craters of the Moon”.

yellowstone_crater

Craters of the Moon est un “national monument” et une réserve préservée situé dans la Snake River Plain, non loin de Arco (première ville au monde à avoir été alimentée en électricité générée par une centrale nucléaire).

Classé monument national en 1924, Craters of the Moon comprend trois champs majeurs de lave et couvre une superficie de 2 893 km².

plan de Craters of the Moon

On peut y observer, outre des formes géologiques particulières qui rappellent la surface de la lune (d’où le nom adopté), de nombreux reptiles et oiseaux, ainsi que des coyotes, des porquépics et des jackrabbits. Il est vrai que la plupart de la faune est nocturne, donc difficilement observable.

Les lieux ont été utilisés pour la préparation des astronautes à leur expédition lunaire.

Craters of the Moon

La fin du circuit s’achève à Boise où l’avion d’Alaska airlines nous attend pour nous transporter jusqu’à Seattle et notre connexion pour l’Europe.

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