Petite virée printanière en Corrèze


Quoi de mieux qu’une petite balade printanière histoire de se remettre en jambes et d’affûter ses “outils” photographiques (un nouvel objectif CANON 24-105 mm série L notamment) avant des raids estivaux lointains !

La France regorgeant de sites merveilleux et de cités médiévales non moins époustouflantes, nous avons donc profité de ce long pont de l’Ascension et jeté notre dévolu sur la régioncarte_collonges Limousine avec une visite obligatoire à Collonges-la-Rouge, commune française située dans le département de Corrèze non loin de Brives-la-Gaillarde et de Tulles.

Collonges tire son nom du latin Colonica :

« maison du colon ». Les moines de l’abbaye de Charroux en Poitou fondent un prieuré au VIIIe siècle. Il attire sous sa protection une population de paysans, d’artisans et de commerçants. Autour de ses bâtiments protégés par une enceinte, la communauté prospère. L’accueil des pèlerins en route pour Compostelle via Rocamadour est une source durable de profits. En 1308, le vicomte de Turenne accorde à la ville une charte de franchise. Le droit de juridiction haute, moyenne et basse lui est accordé. Il préside à la naissance de lignées de procureurs, avocats, notaires. L’enclos ne suffit plus à contenir sa population. Naissent alors les barris : le faubourg de la Veyrie à l’est, celui de Hautefort, du Faure, la Guitardie. Après les guerres de religion, la reconstruction du patrimoine de la petite noblesse coïncide avec la montée en puissance de la vicomté. C’est à cette époque que s’élèvent les nobles logis des officiers de la vicomté.

Après la vente de la vicomté en 1738, puis la Révolution, qui détruit les bâtiments du prieuré, le bourg ne retrouve qu’une prospérité éphémère au début du XIXe siècle. Collonges perd peu à peu ses habitants, le village se transformant en carrière de pierres.

Au début du XXe siècle, quelques Collongeois créèrent l’association des Amis de Collonges permettant le classement du site tout entier en 1942.

Collonge porte bien son nom de “rouge” et malgré un temps un peu capricieux déambuler dans ses ruelles une ruelleétroites permet de découvrir à tous les coins de rue des points de vue intéressants permettant des clichés hauts en couleur.

Le printemps est la période la plus propice pour découvrir la cité médiévale avant l’afflux de touristes qui s’amassent et se bousculent dans les ruelles étroites et ombragées de la petite ville. A cette époque il est impossible de photographier les divers monuments tant l’endroit regorge de monde !

Les magasins de souvenirs et d’artisanat local, heureusement guère nombreux, se disputent la vedette avec de petits restaurants accueillants où le sourire des “tenanciers” engage à la conversation.

Au fil des ruelles, il est également possible de rencontrer des habitants plein de charme malgré un premier contact quelque peu singulier…

Sorcière médiévale

beau chevalier

LA MAISON DE LA RAMADE DE FRIAC
En face de la maison Boutang du Peyrat, et donc à l’extérieur de l’enceinte fortifiée, cette maison possède deux tours de guet remarquables. Construite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, elle était la propriété de la branche des Ramade (famille importante pour l’histoire de Collonges) qui possédait le château de Friac, à l’extérieur de Collonges.

Maison de La Ramade de Friac

LE CASTEL DE VASSINHAC
Situé rue de la Garde. Daté de 1583, il a été construit par les Vassinhac, jadis la plus puissante famille de Collonges. Orné de deux tours hexagonales et d’une tourelle en poivrière, la porte d’entrée est à accolades et à gorge (moulure creuse arrondie) LE CASTEL DE VASSINHACgothique et croisillon Tudor. Fenêtres à meneaux, escaliers à hélice.  Cet édifice, qui avait à la fois une fonction défensive et une vocation résidentielle, est imposant. Il est bien conservé et bien entretenu.

Il possède quelques éléments de fortification, et est classé monument historique.

Castel ayant appartenu à la famille des Vassinhac, anciens gouverneurs de la vicomté de Turenne aux 16e et 17e siècles. Vaste logis construit au 16e (une des tours porte le millésime 1583) formé de deux bâtiments en équerre comportant rez-de-chaussée et deux étages. Dans l’angle rentrant s’élève une tourelle polygonale abritant l’escalier principal en vis. A l’extrémité sud-ouest se trouve une tourelle avec un escalier secondaire. Le bâtiment orienté nord-sud est flanqué à chaque extrémité d’une tourelle en poivrière supportée par un encorbellement mouluré. L’accès à l’escalier principal s’effectue par une porte à deux vanteaux encadrée de moulures prismatiques qui se croisent en accolade et aboutissent à un fleuron central et se terminent, sur les côtés, en pinacles ornés de crochets. Les fenêtres qui éclairent l’escalier sont également ornées d’accolades, et divisées par une traverse en pierre. A l’intérieur, les grandes pièces du logis ont été dépouillées de leurs cheminées. Les couvertures sont en grosses ardoises brutes du pays.

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE
Son clocher roman (qu’on peut dater des environs de 1100) à gables, à la solide architecture, s’élance fièrement aux côtés du clocher carré et de la tour du guetteur.L'ÉGLISE SAINT-PIERRE
Entre la base carrée du clocher roman qui repose sur les arcs robustes qu’on peut admirer à l’intérieur de l’église, et la toiture circulaire, les étages intermédiaires, dont l’un a une forme octogonale, assurent une élégante transition. De style limousin et bâties sur la croisée du transept, les voûtes de la nef ont été reconstruites au XVe siècle.

Le système défensif de l’église a été renforcé au cours des guerres de religion, au XVIe siècle, où le grand donjon carré fut pourvu d’une salle de défense communiquant avec un chemin de ronde. Mais n’oubliez pas de lever la tête, afin d’admirer le tympan à l’architecture raffinée (vers 1130-1140).

L'ÉGLISE SAINT-PIERRE

A proximité de Collonges-la-Rouge, d’autres sites méritent le détour tels Rocamadour (2ème site de France le plus visité après le Mont St Michel) et la cité médiévale de Sarlat La Canéda. Ou encore, un peu plus au sud, avec sa somptueuse cathédrale fortifiée Sainte Cécile.

Cathédrale Sainte Cécile à Albi

De quoi remplir une bonne semaine photographique…

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